chez perne

17 avril 2010

Défi du samedi: M...

Acrostiches irrespectueuses, ou une proposition de revisite des humeurs de nos héros de bédé préférés 

M’enfin, qu’est c’qu’y m’veut… J’ai pas fini mon rêve, moi…

Encore Fantasio ? M’empêche de finir ma sieste et toujours le même mot idiot :

Retard, vous êtes en retard Gaston pour le courrier urgent !!!

Devrait faire attention, avec tout ce stress il va nous faire un ulcère !

Et c’est sur qui que ça va encore retomber s’il est malade, le boulot ? Devinez !

Mais c’est pas possible, Gaston !  Vous le faites exprès ou quoi ?

Et Monsieur de Mesmaeker qui doit arriver dans deux heures !

Réveillez-vous, bon sang,  vous avez vu tout le courrier que vous avez en retard ?

Donnez-moi ça, qu’est-ce que vous bricolez encore ?

Ecoutez-moi bien, Monsieur Dupuis ne vous paye pas pour inventer des machines idiotes !

Mais qu’est-ce qu’ils ont dans ce pénitencier ?

En guimauve, ils sont leurs murs ! Ouaip, trois fois par an je reçois le même télégramme :

« Regrets devoir faire encore appel à vos services,

Daltons évadés ce matin, merci de les ramener au plus tôt,

Envoyons Rantanplan en renfort ».

Méfions-nous, mon cow-boy vient de recevoir un télégramme…

Et voilà, je l’aurais parié !!! Encore une évasion des frères Dalton !

RRRR, j’enrage, mais ce n’est pas le pire !

Devinez qui va se pointer pour se faire transporter à dos de cheval ?

Exact, cet imbécile heureux de Rantanplan, la honte du genre animal !

Milou ! Milou !!! Où est passé ce chien ?

Et le professeur Tournesol qui n’est pas encore arrivé…

Regardons dans le salon… Non, rien en vue, ni chien ni invités, ni même Nestor !

Décidément, le mariage du capitaine et de Bianca  bouleverse tout à Moulinsart

Eh bien te voilà toi ! Mais tu as bu !!! Où as-tu encore traîné ? Vilain chien mal élevé !

Milou, Milou !!!! Pfff Qu’est-ce qu’il me veut encore ce nain en culottes de golf ?

Evitons de trop nous montrer, dans l’état où je me suis mis…

Raté ! Il m’a débusqué, ça va être ma fête, comme d’habitude

Devrait y avoir un moyen d’y échapper, à ses sermons, j’en peux plus moi !

Envoyez-moi le numéro de la SPA !

Même en me suppliant à genoux, tu n’en auras pas !

Essaie de comprendre, Obélix, tu es tombé dedans quand tu étais petit

Regarde la force que tu as, tu n’en as pas besoin,

Demande aux Romains que tu as attaqué ce matin… Allez, change toi les idées,

Emmène donc Idéfix faire un tour dans la forêt, il adore ça !

Marre, marre d’être toujours privé de potion !

« Ecoute, Obélix, sois raisonnable, gna gna gna… »

Rien, j’ai jamais droit à rien, pas même une petite goutte !

Dégoûtant, c’est dégoûtant, c’est pas juste,

En plus je me sens si faible… Juste une petite goutte ?                                                          

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16 avril 2010

Je file demain matin en voiture, direction Montpellier, je vais y déménager ma fille étudiante qui a pratiquement fini son année (il lui reste "juste" une semaine de vacances, puis une semaine de partiels, et trois mois de stage, qu'elle effectuera près de chez moi, dans une usine aéronotique, pour mettre au point un robot qui insère des fibres spéciales dans un genre de peinture, mais j'ai pas tout compris...). Au passage je dépose mon plus jeune fils chez son père à Toulouse, il y passe une semaine. Dimanche, retour sur la côte basque.

Et lundi, je prends le train pour aller voir mes parents à Paris, ma mère ne va pas fort du tout, c'est le moins qu'on puisse dire. J'y resterai jusqu'à samedi. Je dois dire que je crains ce séjour. Devant les problèmes de liaisons ferroviaires j'avais pensé annuler ce voyage à la capitale, mais je sens bien que mes parents comptent vraiment me voir (la déception de mon père au téléphone était difficile à supporter).

Je ne suis pas sure de bien vivre la déchéance physique de ma mère, 85 ans, 6 enfants, 8 grossesses, ancienne très grosse fumeuse, diabétique, cardiaque et dialysée depuis plusieurs années, elle s'est cassé le col du fémur il y a 15 jours. Elle a été opérée. Elle est de retour chez elle depuis moins d'une semaine, avec un système type hospitalisation à domicile. Aides soignantes, infirmières, kiné... et le déambulateur qui a fait son appartition, avec les couches, au moins pour la nuit. Les deux fistules servant aux dialyses sont devenues inutilisables, on va devoir lui poser un catéther, source potentielle d'infections diverses sur un organisme au bout du rouleau.

Ma mère "a toute sa tête", elle me bat au scrabble et au compte est bon sans problème, elle peut retracer l'arbre généalogique de plusieurs branches de la famille jusqu'aux temps de la conquête de l'Algérie au moins, elle connaît encore par coeur sa grammaire latine, des pans entiers de la légende des siècles ou réciter le bateau ivre sans se tromper...

Et elle explique que "c'est long", et qu'elle souffre, et ...

J'ai peur, je ne suis pas prête, ni à la voir disparaître, ni à soutenir mon père qui s'effondrera alors...

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13 avril 2010

Gad, attends-moi, j'arrive!

Allez hop, vite fait, une petite histoire de boulot, et après, promis, je suis raisonnable, je file au lit...

Cet après-midi, j'ai rencontré un papa. Entretien difficile pour situation pénible : enfant de CP qui avec l'aide d'un copain du même âge en a tabassé un autre plus grand (CM1) mais fragile et qui s'est laissé faire. Je reçois ce papa d'un des jeunes agresseurs. Famille éclatée, parents séparés depuis trois mois, maman très remontée contre l'école, elle parle de le changer d'établissement, ce qui ne fera que le troisième pour ce petit bonhomme de six qui n'en demande pas tant, et qui n'a d'ailleurs jamais déménagé. Bref, genre de situation où "il y a le feu" et on appelle la psy pour l'éteindre avant de s'être demandé si les allumettes n'étaient pas un peu trop près du tas de bois...

Là n'est pas le propos de cette petite chronique du jour. Simplement, je vous ai planté le décor.

J'ai passé une drôle de séance. Non pas que les propos du père (ou les miens d'ailleurs) prêtassent à rire, mais simplement parce que ce papa avait exactement la même voix, les mêmes intonations, les mêmes tics verbaux et approximations grammaticales que.. Gad Elmaleh! (Bon, désolée, je ne sais pas écrire les noms propres, et j'ai des doutes sur l'emplacement du h... Je parlerai donc de Gad, qu'il me pardonne ici ma familiarité).

Il faut vous dire que ma fille est fan de Gad, et que l'été dernier on s'est passé en boucle ses trois spectacles.

Donc, face à ce papa qui m'explique "Tu sais madame, moi mon fils c'est la prunelle de mes yeux, tout je ferais pour lui, mais c'est naturel vous me comprenez, hein, si on l'attaque, moi son père je le défends, hein? Mais à l'école c'est comme une deuxième famille, il faut il obéisse à la maîtresse, il passe le portail et là il faut qu'il travaille ...Bon, avec la mère c'est la galère, c'est vrai, mais faut dire aussi..." etc...

Tout, tout y était, mais surtout exactement le même timbre de voix que Gad !

Et c'est là que la psy il faut qu'elle soit super pro : se concentrer sur le contenu, déguster intérieurement le délicieux de la voix et fantasmer avoir Gad en face de soi, tout en ayant l'écoute flottante suffisante pour extraire les paroles efficaces sur lesquelles rebondir pour faire avancer une situation super délicate...

Ah, Gad en entretien, même rien qu'avec le son, c'est quand même un sacré beau rêve...

Y'a pas à dire, y'a des jours comme ça, y'a quelques petites compensations agréables dans mon boulot...

PS: Si l'un d'entre vous le connaît Gad, faites lui savoir, ses yeux bleus, son sourire, ses cheveux bruns, son talent de danseur, tout, je prends tout ! Moi, les gars du sud, j'ai jamais su résister...

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11 avril 2010

Spleen du dimanche soir

Il a fait très beau ce week end, mais je ne suis pas sortie. Pourtant, la mer devait être bien belle et bien bleue, et si le soleil n'était pas très chaud, à l'abri du vent il devait faire drôlement bon.

Ben alors, Perne, qu'est ce qui t'arrive?

J'y arrive plus, j'arrive pas à sortir seule. S'il faut aller bosser, j'arrive à m'arracher. Mais là, aller marcher, ou nager ou simplement flaner, seule je n'y arrive pas. C'est con, hein?

Alors je reste chez moi, en regrettant de ne plus habiter dans une maison avec un jardin, et en arrosant les fleurs sur mon balcon. Je cuisine un peu, du sucré surtout, j'assure le minimum vital question lessives et ménage, je bosse un peu mes partitions, j'écris sur mon blog...

Et j'y ai mis deux textes sur ce blog, un ancien, d'accord, vous le connaissiez déjà, et une suite. Ils n'ont pas eu l'air de vous plaire, mes textes, un peu trop didactique et donneuse de leçons la Perne? Ben c'est pas grave, j'en ai vu d'autres!

Juste, je traine mon cafard, comme dans les chansons de Souchon ("La ptite Bill elle est malade, elle a besoin d'une promenade avec un qui s'rait son amoureux une heure ou deux, elle a beau faire du jardinage dans son 24 ième étage, géraniums et bégonias ça lui réussit pas....") ou de Goldman ("elle met du pain sur son balcon pour les oiseaux les pigeons, elle vit sa vie par procuration devant son poste de télévision....")

Voilà, je vais m'arrêter là, parce que franchement c'est ni gai ni beau à voir...

A plus

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10 avril 2010

Les bons conseils de Tata P. (2)

Voici quelques temps déjà cher ami chanteur débutant que tu décores le miroirs de ta salle de bain de jolis postillons mentholés et que le reste de ta famille tambourine matin midi et soir à la porte de ce lieu de propreté. Tu n'es pas seul que diable, il va donc bien falloir laisser la place à ces rustres qui n'ont rien compris à ta vocation.

Qu'à cela ne tienne, Tata P. est là pour t'aider, et cette fois-ci elle va te proposer d'investir un autre espace pour te livrer à tes exercices préparatoires au chant.

En voiture Simone!!! (ou Arthur, Geneviève, Cunégonde, Gédéon... Pour le choix de ton futur nom de scène, on attendra un peu, patience!). C'est en effet dans ce lieu clos et protégé que je te propose cette fois de t'isoler pour t'exercer.

Plusieurs avantages au fait de poursuivre à ce stade ton apprentissage dans ton véhicule: Tu ne perds pas de temps, puisqu'il te faut te fader les embouteillages tous les matins et tous les soirs pour aller bosser (oui, en attendant tes futurs cachets de star, il faut bien assurer le quotidien) autant en profiter pour travailler sa voix. D'autre part, en ce début de printemps, les températures ne sont pas souvent si clémentes que tu puisses toujours rouler les vitres ouvertes, donc tu ne déranges personne.

Tu ne déranges personne si tu es seul dans ta voiture. Si ce n'est pas le cas, je te donnerai quelques conseils adaptés un peu plus loin.

Donc, tu es seul. Commence donc par quelques grimaces adressées au miroir de courtoisie qui se situe derrière le paresoleil. Baille plusieurs fois, tire la langue, regarde tes amygdales... Puis imite le bruit du cheval qui soupirerait de dépit devant un picotin frelaté. Un genre de BRRR avec des joues toutes molles et des lèvres qui s'entrechoquent. Seyant, non?

Ensuite tu imites ton petit dernier à table quand tu lui sers son plat préféré. MIAMIAMIAMIAMMMM Laisse bien résonner les M finaux, sens-les qui te chatouillent le nez...Dans un premier temps dis ces MIAMMM puis lance-toi et chantonne-les. Varie les hauteurs, leur nombre, leur rythme.

Une autre imitation amusante et utile, c'est le bruit des roues du train: PEUTEUKEUPEUTEUKEU... Dans cet exercice tu fais travailler tes abdos (si si !) Une autre façon de les solliciter, c'est de faire le ballon qui se dégonfle, mais qui se dégonfle très lentement car le trou est tout petit. Le but c'est de tenir le plus longtemps possible. D'abord tu souffles en laissant passer l'air entre ta langue et tes dents de devant dans un SSSSS continu. Ensuite tu vocalises ce souffle continu: ZUUU, ou VUUU  FUUU etc...

Enfin, tu mets dans ton lecteur de CD une chanson que tu aimes, que tu connais bien... Tu l'écoutes une première fois en t'imaginant la chanter, puis tu la remets et là, fais-toi plaisir! Chante! Essaie d'observer le changement que les petits exercices auxquels tu viens de te livrer ont produit dans ta façon de chanter, dans le son de ta voix : Est-ce que tu te sembles moins enroué, ou bien est-ce que ça t'a paru plus facile de prononcer toutes les paroles ?

Malheureusement, ce matin, tu n'es pas seul en voiture, tu fais le taxi pour les enfants, ou tu co-voitures avec des collègues: Qu'à cela ne tienne Etienne (ou Charlotte, ou Gérard, ou Gyslaine, voir plus haut la réflexion sur les noms de scène...), tu peux aussi mettre à profit ce temps pour continuer à te perfectionner. Chez le chanteur, la voix ça compte, mais ça ne fait pas tout, ce qui lui permet d'apprendre puis de contrôler son chant, ce sont ses oreilles, et elles aussi elles se forment.

Mets donc de la musique. Peu importe le style, choisis la à ton goût ou à celui de tes passagers: tout est bon, depuis les chansons enfantines jusqu'aux derniers sirops des chanteuses canadiennes "à voix"... Essaie durant cette écoute d'entendre les différents plans sonores: le chant, les instruments. Puis essaie de te focaliser sur un instrument. Tu vas bien sûr continuer d'entendre le chant, mais tu dois donner  la prorité à l'instrument choisi. Essaie de ne te concentrer que sur lui, de suivre la ligne mélodique qu'il produit. Lorsque tu seras à l'aise avec cet exercice, tu pourras essayer la même chose entre différents chanteurs qui chantent ensemble: Distingues-tu la mélodie des choristes derrière la vedette ? Et si c'est un duo, arrives-tu à suivre chaque chanteur séparément à chaque écoute ?

Voilà, cher ami chanteur débutant, tu as du pain sur la planche, car bien sûr tu l'auras compris, ce n'est pas l'intensité de l'entrainement qui fait son efficacité, mais bien plutôt sa régularité. Alors arme toi de courage, de patience et surtout, fais-toi plaisir. A bientôt!

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Les bons conseils de tata P. (1)

Dans une autre mais récente vie et sur un autre blog, j'avais proposé un texte donnant de précieux et avisés conseils pour des chanteurs débutants : comme je me dispose à vous en concocter une suite, je vous  ai reproduit le dit texte ici dans cette vie présente et sur ce nouveau blog

Tu veux pousser la chansonnette et tu ne sais pas comment t'y prendre? Ecoute les bons conseils de tata P. :

Quelques exercices préparatoires seront bienvenus:

1- Exercice sponsorisé par l'association de prévention des risques buccodentaires. Dans ta salle de bains, et devant ta glace, lave toi les dents: tu seras sûr de ne pas déranger ton public par ton haleine. Il faut toujours respecter son public, et encore plus quand on n'en a pas encore. Pendant que tu te laves les dents, si possible avec une brosse à dents électrique, pour couvrir le bruit, (respect du public déjà cité, et des voisins qu'il faut toujours ménager, question de savoir vivre...), commence par produire quelques bruits de gorge. Observe la position de ta bouche et de ta langue.

L'intérêt de l'activité brossage de dents est que tu es obligé d'avoir la bouche ouverte, d'au moins de la taille du manche de la brosse à dents. Un des plus gros défauts du chanteur, c'est qu'il s'imagine pouvoir chanter la bouche fermée. Grossière erreur ! Le chant c'est du son et le son c'est de l'air qui en passant par les cordes vocales les fait vibrer. Et l'air doit bien sortir ! Si le chanteur ferme la bouche, l'air sort par le nez. C'est une option qui fait perdre beaucoup de la richesse du chant, on ne peut plus prononcer de paroles intelligibles...

L'autre avantage de cet exercice préliminaire est qu'il permet à l'apprenti de disposer d'un miroir facilement, qu'il peut couvrir ses bruits incongrus en ouvrant un robinet, et qu'en France, tout le monde sait que chanter dans sa salle de bains est bien vu ("tiens, il est de bonne humeur!"), et ne porte pas à conséquence. Pas de complexe à avoir, chanteur de salle de bain = chante faux mais avec beaucoup d'enthousiasme et sans déranger personne. Que l'apprenti ne se prive pas du plaisir des gargarismes, et d'y mêler force borborygmes, d'abord c'est marrant et on n'a pas souvent d'occasions de rigoler, et en plus, ça détend le pharynx, ça permet d'explorer des sensations nouvelles au niveau du palais mou, de l'espace qu'on peut y créer et qui sera si important pour y installer le son ensuite.

Palais mou ? Kézako se demande le chanteur débutant. Non, ce n'est pas une version guimauve du HLM du notre "Nicolas le petit". Cher ami débutant, si tu explores ta bouche de ta délicate langue, tu reconnaitras tes dents formant deux arcs, l'un en bas, l'autre en haut. Entre les dents du haut, tu sens une voute solide: c'est le palais. Toujours en haut, mais à l'arrière de la bouche, tu sens une partie plus souple et qui chatouille un peu si tu l'effleures de ta langue. C'est là le palais mou. Amuse-toi devant ta glace à créer de l'espace entre cette partie de l'arrière de ta bouche et la base de ta langue. Cette zone là est très importante pour le reste de ta carrière future. Autant faire connaissance avec elle tout de suite...

Voilà, cher ami débutant, tu es peut-être dérouté par ces (longs) préliminaires, mais ne crains rien, si tu suis ces conseils avisés, et comme je sais que tu as une hygiène irréprochable, tu vas pouvoir t'exercer trois fois par jour, après chaque repas, tu vas très vite pouvoir sortir de ta salle de bains et pousser tes premières roucoulades.

Fin du premier exercice, la suite au prochain numéro!

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Bienvenue chez Perne

Ben me revoilà, sous un autre nom, j'espère que ceux d'entre vous qui m'avez suivie dans "ma première vie" de blogueuse me retrouveront facilement.

Pas facile de se trouver un pseudo.

Déjà, il vous faut un pseudo pas trop facile d'accès pour ceux qui vous connaissent dans la vraie vie et vis à vis desquels vous souhaitez garder un anonymat protecteur, En plus, il faut quand même que le pseudo soit d'une part assez facile à retenir (avec l'âge les neurones fatiguent...) et d'autre part pas complètement ridicule.

Donc:

Ne pas choisir son propre prénom, trop évident pour les familiers... (Même chose pour le nom de famille, ça le fera pas non plus...)

Ne pas choisir un pseudo trop en accord avec votre humeur du jour: cette humeur est changeante, et ça peut se révéler un peu pesant de signer ses coms "colère froide" ou "larmes amères" ou "joie céleste"...à longueur d'année...

Ne pas se laisser influencer non plus par les tracas du quotidien: "saleté d'ordi, pourriture de live box", ou "la voisine du dessus qui n'en peut plus de ta techno du week end" ou "la chercheuse de jauge d'essence"... ce genre de pseudo est quand même assez éphémère et finalement révèle une nature terre à terre peu flatteuse pour la blogueuse.

Se méfier également des effets de mode: il en va pour les pseudos comme pour les prénoms, certains sentent bon leur époque et font rapidement has been: c'est le cas des pseudos en prise directe avec l'actualité: "tours jumelles", "mur de berlin", "10 mai", ""étudiant devant les chars sur la place T.", "libérez Ingrid", sont tous un peu datés, non?

Eviter aussi les peudos trop obscurs: "ppc" par exemple,  il n'y a que ma copine Berthe qui pourra vous le traduire: (pouet pouet camenbert); ou bien les pseudos qui sont trop spécifiques d'une profession: "nfs, iono, gaz du sang": encore que pour celui-ci les fans d'urgence auront vite traduit et compris que Doug Ross était de l'autre côté de la connection...

Choisir un pseudo suffsamment polyvalent: "laine angora", "charlotte et moule à cake", "la boîte à aiguilles", "les pistons en folie", "biker et rockeur", "croqueuse de diams", "maman pour la vie", "mamie confiture" "tonton fripon"... vous enferment vite dans une image qui peut se révéler difficile à faire bouger ensuite, sauf si vous envisagez de tenir un blog très spécialisé, type Charlie le prof qui vide avec grand talent son cartable.

Voilà, comme vous pouvez le constater, le peudo que je me suis choisi, Perne, et le nom du blog, chez perne, n'ont vraiment rien d'original ni de bien pétillant. Un peu de neutralité était nécessaire.

A la prochaine...

Posté par chez perne à 00:44 - Commentaires [13] - Permalien [#]